12 mars 2011
Janakpur
Janakpur est une petite ville paisible du sud du Népal.
Les Tharus, peuple autochtone, vivent toujours dans des maisons en terre. Ils cuisinent sur des feus alimentés par des galettes en bouses de vaches qui sèchent autour de la maison.
Le train qui traverse la campagne est bondé. Peu importe il reste de la place sur le toit.
Dés que j'arrête mon vélo les enfants s'attroupent autour de moi pour être pris en photos et mettre en pratique leurs leçons d'anglais.
Beaucoup de bassins sacrés à Janakpur. Les gens s'y baignent, s'y lavent ou font la lessive mais viennent aussi y chercher de l'eau.
L'eau sacrée est portée par les femmes dans des pots en terre.
Puis elles traversent la ville vers des fêtes familiales ou vers le temple.
Lieu de pèlerinage, ce temple dénote complètement avec les autres temples népalais. Il ressemble à un temple Hindou du Rajasthan.
Le soir tombe sur le bassin, demain matin à 5H00 je prends le bus pour Katmandou.
09 mars 2011
Darjeeling
Après quarante minutes de trajet dans un autocar surchargé, j’ai acheté à Banessore mon billet pour le Calcutta express de 10H30.
J’ai compris pourquoi il fallait acheter son billet la veille !! Tous les gens sans réservation de siège sont entassés dans deux wagons en queue du train.
J’ai évité la foule et me suis assis sur les marches du wagon ‘’les cheveux’’ au vent, dos tourné à mes compagnons de voyage et la musique sur les oreilles. Dans ma bulle.
Le nez et les yeux tournés vers la campagne et les villes qui pendant cinq heures ont défilées en ciné-panorama live pour mon plus grand bonheur.
Arrivé à 17H00 c’est en taxi que j’ai rejoins la gare qui dessert le nord de Calcutta pour y attendre mon train de nuit vers Darjeeling.
Après une nuit de train couchette et trois heures dans un 4X4 partagé avec des anglais j’arrive à 11H00 à Darjeeling. Soit 27H00 de voyage. Il me reste 10 minutes de marche à pied pour rejoindre ma guest house dans le quartier haut de la ville.
Voilà la modeste maison où j’ai trouvé une chambre.
Ma chambre est simple et propre. Coût 2€50 la nuit.
Ma salle de bain est réduite à sa plus simple expression. La douche c’est le seau.
Le quartier est perché sur la crête, tout en haut de la ville. La vue vers le Bouthan est parait-il superbe mais aujourd’hui le temps est nuageux.
La guest-house domine une ruelle animée par un petit marché. Le quartier est d’un calme étonnant pour une ville d’Asie, pas de klaxons, pas de chiens qui aboient.
Bonne surprise, une grande partie de la ville est piétonne.
J’ai même croisé en centre ville des enfants qui se promenaient à cheval.
C’est encore la basse saison et même la rue commerçante est très calme. Nous sommes peu de touristes, mais les gens nous laissent une paix royale. Pas de rabatteurs pour les agences de trek, les commerçants nous laissent jeter un œil à la vitrine sans essayer de nous faire rentrer, personne ne nous propose de drogue, pas de mendiants, c’est très agréable.
La majorité des habitants sont népalais ou tibétains et sont pour la plupart bouddhistes. Les anglais ont cependant laissé des traces, beaucoup d’églises et d’écoles Chrétiennes.
Mais aussi le vieux train à vapeur qui depuis plus de cent ans relie Darjeeling à la vallée.
J’avais prévu de le prendre (à la place du 4X4) mais il s’est arrêté il y a six mois et ne relie plus que Darjeeling et la petite ville d’en dessous.
Il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial par l’Unesco.
Pour terminer mon voyage en Inde je vous envoie quelques fleurs de rhododendron, l’arbre national du Népal.
Demain je redescends dans la vallée. Je vais passer une nuit à Siliguri avant de passer la frontière pour le Népal et prendre le bus jusqu’à Janakpur. Petite ville sainte sur la route du retour vers Katmandou.
08 mars 2011
scrupules
Scrupules ….
Du latin Scrupulus. Littéralement ‘’un petit caillou’’ …. Un petit caillou dans la sandale d’un légionnaire qui entrave la bonne marche de toute une armée.
Me voilà donc tôt ce vendredi matin dans le train pour Balassore. J’ai eu la bonne idée d’acheter mon billet la veille ce qui m’assure de voyager assis à une place qui m’est réservée, trois cent kilomètres en trois heures pour 1€50. A Balassore je trouve un bus bondé pour Chandipur et voyage 40 minutes debout dans une ambiance boite à sardine en plein cagnard.
Chandipur est un petit village qui vit d’agriculture, de pêche et de tourisme. Aux alentours du village des petits hameaux entourés de champs et de rizières.
Ça et la quelques petits troupeaux de buffles. Tout est très calme et paisible.
Comme dans le Teraï au sud du Népal, les maisons sont en terre et paille de riz.
Deuxième source de revenu, le tourisme : quelques hôtels et des restaurants situés autour de cette toute petite rue qui part vers la mer. Le tourisme s’adresse aux indiens qui viennent en famille pour le week-end. Nous sommes encore en basse saison et je n’ai pas vu grand monde pendant trois jours. Pas un seul touriste étranger. Il en vient quelque fois mais ils sont encore très rares.
Première source de revenu, la pêche. Mais pas de barque sur la plage comme à Puri (vous comprendrez pourquoi plus tard), le port de pêche se situe à trois kilomètres de là à l’embouchure d’un fleuve. Les chalutiers sortent à marée haute et reviennent 24 heures plus tard à marée haute.
Les bateaux n’ont pas de chambres froides. Ils embarquent une grosse quantité de glace pilée pour conserver les poissons. Depuis Chandipur des poissons partent vers le Canada, les États-Unis, le Bangladesh et la Chine.
Pour visiter le port de pêche j’ai loué un vélo (pas facile à trouver). J’ai bien entendu crevé et me suis arrêté devant un garage. En fait, un petit abri en bambou et plastique où des gamins réparaient un vélo.
Rajah et son grand frère m’ont accueillit avec un grand sourire, ils ont abandonné le vélo de leur copain pour s’occuper de mon pneu. Ils m’ont installé une chaise à l’ombre et sont allés me chercher de l’eau à la fontaine voisine. J’ai du refuser leur expliquant que je ne buvais que de l’eau minérale. Le temps de repérer la crevaison, gratter, coller, sécher, gonfler, vérifier, dégonfler, repositionner la chambre à air et regonfler, ils ont passé une demi-heure sur mon vélo et m’ont demandé les 6 roupies du tarif indien (10 cts). Je leur ai laissé 10 roupies et ils m’ont remercié chaleureusement.
Quand je suis repassé plus tard dans l'après-midi ils m’ont appelé pour que je montre les photos à leurs copains. Rajah s’est éclipsé pour aller m’acheter une bouteille d’eau minérale à l’épicerie du coin. La bouteille coûte 12 roupies, soit plus cher que le prix de ma réparation du matin. Le lendemain je suis repassé voir Rajha et ses copains avec une bouteille et des biscuits pour trinquer à sa santé. Il à insisté pour que je repasse à trois heures de l’après-midi.
A trois heures il m’attendait devant sa boutique. Il a laissé son frère et m’a emmené voir sa maison. Ce qui dans une région touristique aurait pu être un traquenard pour apitoyer le touriste était ici juste le plaisir de m’inviter chez lui. Il m’a présenté à ses voisins (très fier d’avoir un ami touriste) et m’a offert de partager son repas.
Rajah habite dans une pièce sans électricité et sans meubles, de trois mètres sur trois avec son frère et ses parents. Je n’ai pas vu ses parents mais j’ai compris que son père construit des maisons. Rajha et son frère ne vont pas à l’école et réparent les vélos pour aider leur famille. Les familles voisines qui habitent le même hameau ne semblent pas mieux loties.
Il n’y a pas de barque de pêcheurs sur la plage de Chandipur car la mer se retire à cinq kilomètres et que même à marée haute les nageurs ont pieds sur plusieurs centaines de mètres.
Le dernier jour Rajha a pris un congé, il a confié la boutique à son frère et est venu me chercher pour m’emmener quelque part. En langage des signes j’ai compris qu’il fallait acheter une bouteille d’eau car j’allais marcher loin.
Notre objectif, à quatre kilomètres de la côte un banc de sable.
Refuge de milliers de crabes rouges
Qui se dressent sur leurs pattes arrières et vous attaquent quand vous les coincés sur la plage
Et qui se cachent dans leurs trous dés que vous approchés.
Alors l’ile est déserte et ressemble à un gruyère.
Je suis parti ce matin direction Calcutta, puis Darjeeling pour le plus long voyage (27H00) de ma vie de voyageur. J’ai dis au revoir à Rajah et ses potes qui sont venus me saluer à la porte du bus. Justes heureux d’avoir un copain touriste, ils sont repartis dans leur vie de petits indiens travailleurs, je suis parti pour la suite du voyage.
Depuis ce matin, j’ai un p’tit caillou dans ma chaussure.
07 mars 2011
patience
Il existait des noms de lieux magiques qui me faisaient rêver quand je pensais a mes voyages.
Katmandou, Mekong ..... Aujourd'hui après trois jours a Chandipur je suis en route vers Darjeeling un autre lieu qui me faisait rêver.
Je n'ai trouve qu'une connection de misere entre deux trains .... demain je vous raconte Chandipur. Patience.
03 mars 2011
phimy sort de ses traces
Tôt ce matin, sur un Ricshaw vélo j'ai quitté Puri. J'ai pris un bus local, 50cts pour 1h30 de bus à destination de Bubhaneswar la capitale de l'Orissa.
C'est une grosse ville pas trés jolie, mais avec beaucoup de temple. Je loge en bordure d'un quartier calme avec des routes en terre en plein centre ville.
Pas de touristes, je fais donc un peu attraction quand je me promène dans le quartier. Beaucoup d'indiens me demandent de prendre des photos seuls ou en groupe. En une après-midi plus de 200 clichés, mais toujours avec le sourire et beaucoup d'enthousiasme.
Le grand bassin de mon quartier et un lieu de vie permanent. Lessive et toilette bien sur mais aussi baignade pour les enfants.
Dans la même eau un peu verdâtre le jeune commis du restaurant vient faire la vaisselle. J'éviterai ce soir de manger dans une des gargotes au bord du bassin.
Les pèlerins du temple tout proche, dans lequel je n'ai pas pu rentrer car il est réservé aux Hindous, viennent s'aspergé avec l'eau sacrée du bassin.
Très fier de son étalage, le marchand de légumes m'a demandé de le photographier.
Tout au long de la route des petites boutique diverses et variées. Une loi est passée récemment en Inde pour interdire le travail des enfants de moins de 14 ans. Je ne suis pas sur que tout le monde la respecte.
Le vendeur de jus de canne à sucre. Il presse les cannes à sucres à la demande et aromatise le jus sucré avec du citron vert.
Vendeur ambulant de petits choux qu'il remplit d'un jus épicé.
Marchand de cigarettes, de biscuits et de tabac à chiquer.
Un bus local.
A paris les 4X4 sont équipés de pare-buffles ici non. Le monde est mal fait.
Le Ricshaw est le mode de transport le plus courant en ville.
Moi je reste fidèle à mes pieds. Ils sont pas très jolis mais ils marchent bien.
Demain à 6h20 je prends le train pour Balassore a 300 kms au nord de Bubhaneswar. De là je prendrai un bus pour Chandipur un petit village de pêcheur sur le golfe du Bengale. J'ai découvert ce village sur google earth. Je suis parti de Puri et j'ai remonté la côte en direction du nord. J'ai découvert un petit village perdu et j'ai cliqué sur les photos. En cherchant sur internet j'ai trouvé le témoignage d'un voyageur qui s'y est arrêté et n'y a pas rencontré un seul touriste. Je ne sais pas si j'y trouverai une connexion internet, ni combien de jours je vais y rester..... A bientôt.
02 mars 2011
Le ciel, le soleil et la mer ...
Mon escapade en mobylette était bien agréable, des routes désertes et un temps idéal. Le plus difficile fut de trouver un casque, les loueurs n'en ont pas. ''Vous en avez pas besoin, la police ne dit rien''. J'avais beau leur expliquer que le casque me protégeait des chutes et pas de la police, ils me regardaient plein d'imcompréhension. Comme je refusais de louer une mobylette sans casque ils ont fini par m'en trouver un.
Aujourd'hui journée plage. Les jeunes ont essayé de m'initier au criquet .... mais je ne suis pas trés doué.
Demain je sors de mes traces, et pars à la découverte de Bhubaneswar la capitale de l'Orissa.

































































